novembre 29, 2023

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Le groupe de hip-hop Wu-Tang Clan

Le groupe de hip-hop américain Wu-Tang Clan en 2019 - Photography ANGELA WEISS / AFP©, TO GO WITH AFP STORY BY Maggy DONALDSON: Born in the Bronx before dominating the globe, hip hop turns 50

50 ans de groove : la célébration du hip-hop américain

Le hip-hop américain célèbre ses 50 ans d’existence en mettant en avant les artistes emblématiques qui ont façonné sa renommée. Originaire de New York, ce mouvement culturel a donné naissance à des genres de musique variés, dont la trap, contribuant ainsi à une riche diversité musicale.

Après 50 ans d’existence, que doit-on savoir des débuts du hip-hop américain ?

La période « old school » du hip-hop américain englobe les premiers enregistrements commerciaux datant de 1979 à 1983. Elle a été marquée par des morceaux musicaux tels que « Rapper’s Delight » de The Sugarhill Gang, le premier triomphe du genre musical rap, publié le 16 septembre 1979 et qui est actuellement conservé à la Bibliothèque du Congrès à Washington. À ses débuts, le hip-hop américain « old school » s’est concentré sur le thème de la fête, utilisant des techniques de rap simples et un tempo modéré. C’est ensuite que le groupe Grandmaster Flash and the Furious Five, avec leur titre « The Message », introduit un style plus « conscient » en abordant la vie et la pauvreté dans les quartiers défavorisés. Cette époque a également vu émerger des artistes importants comme Afrika Bambaataa, DJ Kool Herc, Melle Mel et Grandmaster Caz.

Le style musical a surtout connu le succès à la côte est de New York

Depuis ses 50 ans d’existence, la scène de la côte est des États-Unis, avec New York en tête, joue un rôle central dans l’évolution du hip-hop américain dans les années 80 et au début des années 90. Cette période est souvent désignée comme « l’âge d’or ». Les groupes Run-DMC et Beastie Boys se distinguent par une approche plus pure du hip-hop américain que leurs prédécesseurs, abandonnant les influences disco. Public Enemy, quant à lui, se fait connaître pour ses morceaux à contenu politique, abordant le racisme et le mouvement « Black Power ». La période se caractérise par des jeux de mots élaborés et des métaphores complexes prononcées à un rythme effréné. Des artistes tels que LL Cool J, Nas, Big Daddy Kane et le groupe Wu-Tang Clan incarnent cette énergie. Intégrant des éléments jazz et R&B, les formations De La Soul et A Tribe Called Quest deviennent des pionniers du « hip-hop alternatif ». Le rappeur The Notorious B.I.G, soutenu par Puff Daddy, domine la côte est avec la sortie de son album légendaire « Ready to Die » en 1994, avant sa disparition tragique en 1997.

Qui sont les artistes qui ont contribué à cet essor sur la côte ouest ?

La scène hip-hop américaine de la côte ouest, caractérisée par un tempo rapide et des influences électroniques, atteint son zénith au milieu des années 90, période où le gangsta rap et le G-Funk commencent à prendre leur essor. En 1988, le groupe N.W.A connaît un succès retentissant avec l’album « Straight Outta Compton », devenu disque de platine. Leurs paroles crues et provocantes dénoncent le racisme et les brutalités policières, suscitant la controverse. Après leur séparation, certains membres, tels qu’Ice Cube et Dr. Dre, tracent des carrières solos remarquables. L’album « The Chronic » de Dr. Dre introduit Snoop Dogg au public, incarnant le style décontracté emblématique de la G-Funk. C’est également Dr. Dre qui repère et façonne un grand futur du rap : Eminem. Tupac Shakur, considéré par beaucoup comme l’un des plus grands rappeurs de tous les temps, utilise sa musique pour dénoncer l’injustice sociale avant son décès en 1996, suivi de près par celui de son rival emblématique, The Notorious B.I.G. (Biggie).

D’autres stars de la musique ont aussi fait leur apparition 

Le triomphe commercial de Biggie Smalls ouvre la voie à d’autres stars émergentes de la côte est du hip-hop américain, telles que Jay-Z, DMX, Busta Rhymes et 50 Cent. C’est ainsi que le mouvement bling-bling voit le jour au tournant des années 2000. Jay-Z, dont le titre à succès « Hard Knock Life (Ghetto Anthem) » remporte un grand succès, s’entoure de producteurs de renom tels que Kanye West, dont l’innovation est reconnue dès le début de sa carrière. Nicki Minaj, quant à elle, se fait remarquer par son flow impressionnant, tandis que Kendrick Lamar devient l’une des figures les plus influentes de sa génération grâce à ses textes engagés et poétiques.

La trap : un autre sous-genre musical est né aux États-Unis 

Dans les années 2010, le cœur battant du rap choisit Atlanta, en Géorgie, comme nouveau foyer. Cette ville du sud des États-Unis devient l’épicentre de la trappe, un sous-genre du hip-hop américain caractérisé par des sonorités de cymbales et de batterie électronique. La trappe, nommée en référence aux endroits où le trafic de drogue a lieu, demeure l’un des styles musicaux américains les plus prisés, sa portée s’étendant de la pop à la musique électronique et même au reggaeton. Des artistes tels qu’OutKast, T.I., Gucci Mane et Lil Wayne en ont fait un phénomène, ouvrant ainsi la voie à des stars montantes comme Young Thug, Migos, Cardi B et Megan Thee Stallion. Un autre sous-genre émergent est le drill, qui renoue avec les paroles agressives du gangsta rap. Initialement né à Chicago, le drill a ensuite pris racine à New York avec des rappeurs tels que Pop Smoke, Fivio Foreign et Ice Spice.

 Avec ETX/DailyUp