février 25, 2024

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Cerveau humain portant des écouteurs au niveau des oreilles

Lorsque l'on écoute de la musique, le cortex auditif traite les informations sonores et les transmet aux régions supérieures du cerveau, qui sont responsables de la reconnaissance des mélodies et des rythmes-Photographie SerrNovik/ Getty Images©

Les bienfaits de la pratique et de l’écoute de la musique sur le cerveau

On en connaît tant des bienfaits de la musique, à n’en citer que ses effets sur le cerveau. L’écoute et la pratique musicale favorisent la mémoire et aide à la gestion du stress. Le quatrième art est incontestablement un excellent allié qui assure le bien-être mental!

La musique affecte-t-elle réellement le fonctionnement du cerveau ?

Il y a rarement de personnes qui sont insensibles à la musique. Même si nous avons des goûts différents, le quatrième art nous touche tous au plus profond de nos cœurs et de nos cerveaux. L’impact de la musique sur le cerveau est un sujet fascinant pour les scientifiques, les neurologues et les psychologues. Les neurosciences ont révélé que la musique a des effets bénéfiques sur le fonctionnement cognitif, la coordination motrice, la plasticité cérébrale et l’humeur. La musique agit même comme un neurostimulateur chez les bébés, en particulier les bébés prématurés. Dans les Hôpitaux universitaires de Genève, des chercheurs ont mené une étude et ont pu constater que la musique favorise le développement des fonctions cognitives et sensorielles chez ces nouveau-nés. Ils ont découvert que les bébés exposés à ces chansons avaient des réseaux de neurones qui se développaient plus efficacement que les autres bébés prématurés. En plus d’écouter de la musique, la pratique d’instruments est tout aussi bénéfique, car cela permet de développer le quotient intellectuel (QI) plus rapidement.

Écoute et pratique musicale, c’est encore mieux !

Une équipe de recherche dirigée par des experts de la Stanford University School of Medicine a examiné la fonction cognitive de 153 musiciens et non-musiciens. Il a été observé une différence significative dans la structure du cerveau chez les amateurs de musique qui ont commencé à jouer des instruments tôt, comme le piano, la clarinette, la trompette et le violon. Il a été constaté que les connexions cérébrales de ceux qui ont pratiqué de la musique un peu plus tôt sont plus fortes comparé à celles de ceux qui ont commencé leur formation musicale plus tard. Jouer un instrument musical constitue « un véritable entraînement cérébral complet » affirme Anita Collins, chercheuse expert dans le développement du cerveau et l’apprentissage de la musique. Écouter de la musique engage le cerveau dans toutes sortes d’activités intéressantes, mais on en tire le meilleur parti par la combinaison de l’écoute et la pratique« , a-t-elle déclaré lors d’une session Ted Talk de 2014 sur les zones visuelles, auditives et corticales.

Une activité qui promet bien-être mental: gestion du stress et source de bonne humeur

Les neurosciences cognitives soutiennent que la musique induit du plaisir en activant des circuits de récompense. La fameuse « hormone du bonheur” qu’on connaît sous le nom de dopamine se libère et atteint le cerveau grâce à ce système. En tant que telle, la musique est maintenant utilisée comme outil thérapeutique dans les milieux médicaux. La musicothérapie s’est également avérée efficace dans le traitement du stress et de la douleur. De plus en plus d’ateliers musicaux sont aujourd’hui proposés pour améliorer la santé des patients souffrants de la maladie de Parkinson, de migraines ou d’épilepsie. Une équipe de chercheurs de France, d’Allemagne et des États-Unis a mené une expérimentation auprès d’une vingtaine de personnes souffrant de migraines. Ils ont recommandé d’écouter de la musique pendant 20 minutes deux fois par jour et le résultat a été satisfaisant.

Le quatrième art pour favoriser la mémoire

Les effets thérapeutiques de la musique ne s’arrêtent pas à la procuration de sensation de bien-être chez les auditeurs. De nombreuses études ont montré que le quatrième art stimule la mémoire sous presque toutes les formes, y compris chez les personnes âgées. Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’université de Caen a été le premier chercheur à avoir observé la persistance de la mémoire musicale dans les années 1990. Il a découvert que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, dont on pensait qu’ils avaient des pertes de mémoire, pouvaient apprendre de nouvelles chansons en quelques semaines… et même aux stades avancés de la maladie. 

Avec ETX/DailyUp